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Publié : 6 novembre 2014

Mon territoire imaginaire - Initiation au croquis géographique au lycée.

L’acquisition des compétences à la réalisation du croquis cartographique se construit dès le collège.
Les deux premières années du lycée doivent permettre d’enraciner ces règles indispensables dans l’optique d’une épreuve possible en terminale.

Quelques rappels du BO :
En seconde – le BO Partie 2 – Maitrise des outils et méthodes – Organiser et synthétiser des informations : « réaliser des cartes, croquis et schémas cartographiques, des organigrammes, des diagrammes et schémas fléchés, des graphes de différents types (évolution, répartition) »
Maitrise des outils et méthodes – Utiliser les TIC : « ordinateurs, logiciels, tableaux numériques ou tablettes graphiques pour rédiger des textes, confectionner des cartes, croquis et graphes, des montages documentaires »
En première – Le BO : « Dans ce programme, les approches cartographiques sont essentielles. Les élèves seront exercés à la réalisation de croquis et de schémas des principaux territoires abordés. D’une manière générale, le programme invite à recourir le plus possible aux Tice. »

L’activité proposée est l’adaptation d’un travail construit par Jean Sarramea, professeur au lycée Saint-Exupéry de Saint-Raphaël et publié dans le numéro 360 d’Historiens et Géographes (1988).

Le travail a été mené dans le cadre d’une séance d’accompagnement personnalisé de deux heures avec des groupes d’élèves de seconde (15 à 20 élèves par groupe). Il centre ici sur la notion d’organisation d’un espace, de réseau urbain (notions abordées au collège et centrales en première - l’exercice peut également être mené sur ce niveau). Il fixe les fondamentaux de la méthode du croquis géographique : assimiler l’idée de gamme de couleurs, des types de figurés (points, lignes et surfaces), de construction d’une légende. L’exercice étant mené en début d’année scolaire, sur deux heures, l’activité décrite ici ne demande pas aux élèves de bâtir un plan organisant les items de la légende. Elle s’arrête à la "mise en ordre logique" des informations. Il convient toutefois de rappeler que l’exercice, tel qu’il est attendu au baccalauréat, oblige à une organisation par le plan.

La réflexion indispensable à la construction logique du croquis laisse aussi la place à la liberté de chacun de construire son espace. L’approche est avant tout ludique, mais les élèves prennent rapidement conscience des exigences de l’exercice.
L’activité peut se conduire sur poste informatique (via le logiciel de dessin Draw de la suite OpenOffice). Elle suppose une séance d’initiation au fonctionnement de l’outil Draw, mais une heure est suffisante pour conduire le travail proposé. Elle peut de la même manière être effectuée avec une simple feuille blanche et des crayons de couleur.

Les productions sont très diverses. Elles révèlent des compétences déjà fixées (compréhension de la notion d’organisation d’un espace, de l’utilisation d’une gamme de couleurs...) ou soulignent les difficultés quant à l’acquisition de ces mêmes notions ou encore des techniques de réalisation.
Le dessin de Marina combine ces deux observations. Il offre une grande clarté de lecture, une application évidente lors de la réalisation. Le réseau urbain s’organise logiquement. Mais certaines notions demeurent plus floues (organisation de l’espace / interface), ou la réalisation n’a pas veillé au respect de la logique (le port éloigné du trait de côte par exemple)...


Il convient surtout de laisser produire les élèves sans vouloir absolument cadrer d’entrée les consignes. Ce n’est que lors d’une mise en commun, des échanges autour des productions, que ce cadre des attendus peut se replacer efficacement.
Cette liberté permet de révéler des productions étonnantes. Ici, sur ce qui est d’un espace schématisé (avec une légende plus concentrée), Coline dépasse certaines attentes en offrant une proportionnalité sur certains figurés ponctuels et linéaires.

Il aurait été dommage, par ce recadrage trop rapide, qu’Alexia ne puisse offrir cette production. Certes les consignes ne sont pas respectées, le langage cartographique n’est pas celui qui est attendu, mais le talent et les compétences sont réelles.
Nous ne notons pas les élèves en AP, nous les évaluons par une appréciation, mais déterminer une note pour un tel croquis aurait été difficile ! Celui-ci renvoie plus en effet à une autre démarche tout aussi intéressante : celle des représentations mentales de l’espace.

Le diaporama (PDF et SWF).

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Mon territoire imaginaire - L’exercice
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