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Les forêts en France : ressource à exploiter ou espace à protéger ?

Classe de Première L-ES-S
Des milieux entre nature et société

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Ils sont cependant actifs dans le .pdf téléchargeable en bas de la page. Toutes nos excuses pour ce contretemps.

 

Classe de Première L-ES-S
Des milieux entre nature et société

Les
forêts en France : ressource à exploiter ou espace à
protéger ?


La gestion durable signifie la gérance et l’utilisation des forêts
et des terrains boisés, d’une manière et à une intensité
telles qu’elles maintiennent leur diversité biologique, leur productivité,
leur capacité de régénération, leur vitalité
et leur capacité à satisfaire, actuellement et pour le futur,
les fonctions écologiques, économiques et sociales pertinentes
aux niveaux local, national et mondial ; et qu’elles ne causent pas de
préjudices à d’autres écosystèmes.

(Résolution H1, conférence interministérielle
sur la protection des forêts en Europe, Helsinki, 1993).

1.FORET ET DEVELOPPEMENT DURABLE

Dans les années 1980, l’observation de la disparition
de pans entiers de forêts tropicales a fortement contribué à
une prise de conscience de la nécessité de s’engager sur
la voie d’un développement durable de la planète. Développée
dans le cadre des conférences de Rio (1992) et de Johannesburg (2002),
la notion de la durabilité s’est imposée comme une évidence
dans le domaine forestier.
Les pays européens ont joué un rôle moteur dans la définition
des critères de durabilité des politiques de gestion forestière.
Confrontés au problème aigu des pluies acides et de leurs conséquences,
30 pays et l’UE ont initié une réflexion continue sur le
devenir des forêts continentales. Une coopération (MCPFE) qui regroupe
aujourd’hui 44 pays, s’est ainsi mise en place en se fondant sur
une succession de conférences (Strasbourg 1990 ; Helsinki
1993 ; Lisbonne 1998 ; Vienne 2003), au cours desquelles ont été
adoptées des déclarations et des résolutions. Sans être
juridiquement contraignantes, celles-ci ont de réelles incidences sur
les politiques forestières nationales et européennes.
Depuis Helsinki et l’affirmation de 6 critères de durabilité
(voir tableau 1 en annexe), la construction d’items de mesure s’est
affiné lors de la conférence de Lisbonne (adoption de 32 indicateurs
de gestion forestière durable) pour conduire à la déclaration
et aux 5 résolutions de Vienne qui visent à orienter les politiques
forestières des pays signataires (voir tableau 2 en annexe). Aux dimensions
économiques et environnementales sont venues s’associer les dimensions
sociales et culturelles pour ainsi retrouver les trois piliers constitutifs
du développement durable.
En France, la loi d’orientation sur la forêt (LOF) adoptée
en 2001, s’inscrit dans cette démarche et en reprenant les critères
fixés par la MCPFE. (Les indicateurs de gestion durable des forêts
françaises
, 2000 http://www.ifn.fr/spip/IMG/pdf/indicateurs.pdf).


2.QUELLE PLACE DANS LES PROGRAMMES ?

LA
FORET FRANCAISE
DANS LE PROGRAMME DE GEOGRAPHIE DE 1eL/ES/S
(BO Hors série n° 7 du 3 octobre 2002)

L’étude de
l’espace forestier s’inscrit dans la partie III.2.
du programme intitulée « des milieux entre nature
et société »
.

QUELS SAVOIRS DEVELOPPER ?
Extraits des commentaires du programme
Problématiques « forêt et développement durable » possibles
On montre que la France est caractérisée par la diversité de ses milieux, produits des influences combinées des conditions naturelles et des actions des hommes.

 

-observation des différents paysages forestiers fruits des contraintes biogéographiques et des différentes politiques d’aménagement mises en place dès le XVIIe siècle
-place particulière à accorder aux forêts tropicales des DOM-TOM, en particulier la forêt guyanaise
Cet environnement (montagnard, littoral, forestier, urbain,...) est analysé sous l’angle des ressources qu’il peut offrir, mais aussi des contraintes qu’il représente et des risques qu’il peut comporter

-ressources :
recensement et étude des différentes fonctions de
la forêt (offre de matière première pour les
différents secteurs de la filière bois ;
espace de loisirs ; protection contre l’érosion ;
« puits à CO2 »)

-contraintes et
risques :
avenir incertain de la filière bois française ;
défrichement anarchique qui amplifie les
phénomènes d’érosion ; nécessaire
entretien des massifs pour éviter le développement
incontrôlé des taillis et des friches
 ; indispensable concertation des différents
acteurs de la forêt (chasseurs, forestiers, randonneurs, collectivités,
gestionnaire…) ; gestion qui ne peut s’envisager
que sur le temps long.

On aborde
également les politiques visant à sa gestion
et à sa protection.

Cette étude
est conduite à l’échelle nationale mais peut
s’appuyer également sur quelques exemples à
l’échelle locale

 

-recherche
d’une gestion durable :
plan de gestion des Centres
Régionaux de la Propriété Forestières ;
actions de l’ONF ; Loi d’Orientation de la Forêt
(2000) ; étude d’une charte forestière
de territoire.

-plus grande
attention accordée à la dimension sociale :

législation sur les Parcs Naturels Nationaux
et Régionaux ; place de la forêt dans les Contrats
d’Agglomération
(fonction de ceinture verte)

Liens possibles
avec les autres parties du programme de géographie :

-les politiques européennes
et la forêt ; ex : Natura 2000 (Une
communauté d’Etats en débat : l’UE
)
-la forêt et les difficultés actuelles de la filière-bois
française (L’espace économique)
-la forêt, enjeu d’une politique de Pays ou d’Agglomération
(Disparités spatiales et aménagement des
territoires
)

Extraits
du document d’accompagnement des programmes de Première (p.
39)

Ce
thème se situe directement dans le prolongement des contenus
du programme de seconde concernant l’étude des
« relations que les hommes établissent avec leur
environnement » (commentaire général du
programme de géographie). En classe de première, il
s’agira d’enrichir ces contenus en s’appuyant
sur l’exemple de la France.


En classe, ce thème d’étude peut être
abordé de deux manières, dans un ordre librement déterminé :

  • à l’échelle nationale, notamment à l’aide de cartes, on présente les grands ensembles physiques (principalement topographiques et bioclimatiques) et on envisage leurs relations avec les hommes en terme de ressources, contraintes ou risques. On peut ensuite décrire, d’un point de vue général les politiques de gestion et de protection de l’environnement.
  • à l’échelle locale, avec laquelle les élèves ont déjà été familiarisés en seconde, on s’appuie sur quelques exemples concrets, sans viser à l’exhaustivité (par exemple une vallée montagnarde, une forêt périurbaine, un marais littoral proche d’un port) pour faire comprendre, de manière concrète, la complexité des interrelations nature/société en fonction des intérêts parfois contradictoires des acteurs spatiaux.

Milieu
et environnement


Les hommes se répartissent dans des milieux géographiques
qui résultent de l’interaction entre les différentes
composantes du milieu physique et les actions humaines, qui s’inscrivent
en France dans la longue durée. Du fait de cette forte anthropisation,
il n’existe pratiquement plus de milieux « naturels »
bien que la nature demeure présente par le biais des climats,
de l’eau, des grandes formes de relief qui peuvent représenter
des ressources ou des contraintes pour la société.
Certains milieux sont aussi source de risques pour les hommes, qu’ils
soient purement physiques ou liés à des aménagements
humains mal maîtrisés : vallées inondables,
pentes sujettes à des glissements de terrains, etc. Le terme
de milieu, utilisé traditionnellement en géographie,
est donc devenu pratiquement synonyme d’environnement. Dans
ce sens élargi, le terme d’environnement peut donc
être défini comme l’ensemble des éléments
physiques et humains qui constituent le cadre de vie d’un
individu ou d’une société.
Les activités humaines transforment l’environnement
naturel, très progressivement autrefois, plus brutalement
aujourd’hui. Sans tomber dans un catastrophisme excessif,
il faut admettre qu’elles peuvent faire peser des menaces
sur la préservation de certains milieux physiques. Des politiques
de protection de l’environnement naturel sont donc mises en
place par les pouvoirs publics (parcs naturels nationaux par exemple).
Toutefois, l’environnement a plus besoin d’une gestion
équilibrée, conciliable avec le développement
durable que d’une protection absolue. C’est par exemple
l’ambition, parfois difficile à atteindre, des parcs
naturels régionaux.

 

3.QUELLE
MISE EN OEUVRE PEDAGOGIQUE ?

Mode d’emploi
du projet pédagogique

Les suggestions de mise
en œuvre pédagogique ci-dessous ne constituent pas une séquence
bouclée, à mettre en oeuvre telle quelle. Il revient en effet
au professeur d’établir ses propres choix en fonction de ses propres
objectifs et du profil particulier de sa classe. Les pistes ci-dessous visent
donc seulement à :

1. identifier les
différentes thématiques liées à la gestion durable
des forêts en croisant deux dimensions :

- une dimension
propre à la géographie scolaire
qui invite à
combiner plusieurs échelles : locale, nationale, européenne
et mondiale ;
- une dimension propre au développement durable qui
incite à aborder un sujet à partir de trois volets complémentaires :
économie, environnement, société et culture.
Huit thématiques distinctes sont donc repérées.

2. suggérer
deux « parcours » possibles pour aborder une partie de
ces thématiques en les mettant en relation.
En fonction du temps
disponible et des choix opérés par le professeur d’autres
parcours sont concevables.

Thématiques et parcours
sont présentés sous deux formes distinctes mais identiques sur
le fond :
- une présentation linéaire à l’aide d’un texte
qui autorise quelques explicitations
- une présentation visuelle synthétique sous forme d’un
organigramme. Il prend la forme d’un cercle divisé en trois sections :
économie, environnement, société et culture. Les auréoles
concentriques expriment les échelles : locale pour l’auréole
centrale, nationale pour l’auréole périphérique.
Au delà, quelques données identifiables à l’échelle
européenne ou mondiale, mais susceptibles d’exercer des effets
à l’échelle nationale ou locale, sont mentionnées.

I. LES DIFFERENTES
THEMATIQUES LIEES A LA GESTION DURABLE DES FORETS

A l’échelle
nationale
, la forêt est un enjeu :

a/ environnemental
car :

  • une politique de préservation des essences végétales est au cœur d’une sylviculture raisonnée ;
  • la gestion de la faune forestière, en particulier les grands animaux, pose le problème du droit de chasse et de son utilisation ;
    le milieu forestier s’intègre à un espace organisé par l’homme et soumis à des politiques d’aménagement (PLU, SCOT, …) ; les politiques européennes jouent alors un rôle majeur dans la définition des priorités.

b/ économique
car :

  • se pose la question de l’avenir de la filière bois dans le cadre d’une mondialisation renforcée des échanges ;
  • le bois-énergie peut apparaître comme une des solutions face à la raréfaction du pétrole et la nécessité de valoriser des ressources énergétiques renouvelables ;
  • la forêt est l’un des gisements exploités par le Tourisme Vert, qui souhaite s’inscrire dans une démarche durable.

c/ sociétal
et culturel
car :

  • la représentation de l’espace forestier dans l’imaginaire collectif s’est nettement modifiée. Espace ressource, voire répulsif, il est progressivement devenu un espace de loisirs pour des populations de plus en plus urbanisées ;
  • la multiplicité des acteurs intervenant en milieu forestier conduit à des conflits de plus en plus fréquents, qui doivent être réglés par le gestionnaire. Celui-ci, soumis aux pressions croissantes de la société civile, s’est engagé dans une démarche de démocratie participative , élément constitutif d’un réel développement durable.

A l’échelle
locale
, ces problématiques peuvent ainsi être déclinées
à partir des spécificités de l’étude de cas
choisie. Ainsi, la
forêt d’Eawy dans le Pays de Bray
(Haute Normandie) est un enjeu :

a/ environnemental
car :

  • elle est majoritairement une futaie de hêtres issue d’un aménagement volontariste et qui demande à être entretenue ;
  • la faune qui l’occupe comprend de très nombreux grands animaux (cerfs, sangliers…) dont la chasse est à la fois un enjeu d’équilibre des espèces et l’une des ressources importantes pour le gestionnaire ;
  • le massif s’intègre à un espace agricole en pleine mutation.

b/ économique
car :

  • l’exploitation du massif a permis l’épanouissement de nombreuses industries du bois (sciages, transformation…). Elles sont confrontées à d’importantes difficultés économiques depuis les années 1960 ;
  • le travail en forêt est source de revenus complémentaires pour nombre de riverains qui « font du bois » de chauffage. Ainsi de nombreux foyers ont conservé ou adopté le bois comme énergie principale ;
  • les spécificités du massif sont exploitées par les prestataires touristiques. Circuits de randonnées pédestres, cyclistes et équestres, aménagements de sites de découverte des richesses naturelles sont autant d’atouts valorisés dans le cadre du Tourisme Vert.

c/ sociétal
et culturel
car :

  • située à moins de 30 minutes de l’agglomération rouennaise, la forêt d’Eawy se transforme de forêt-espace de ressources en forêt-espace de loisirs. De plus la rurbanisation progressive des espaces ruraux environnants renforce ce changement dans les représentations dominantes ;
  • Géré par l’ONF, le massif d’Eawy est soumis à la LOF de 2001. Par ce texte, le gestionnaire a l’obligation de mettre en place une démarche de démocratie participative. Depuis 2005, il a regroupé les différents acteurs de la société civile dans un Comité de Massif, organe consultatif qui l’accompagne dans l’étude des grands enjeux d’aménagement.

2. PROPOSITIONS
DE PARCOURS PEDAGOGIQUES

Le temps pouvant être
consacré à l’étude du thème « Des
milieux entre nature et société » est de l’ordre
à 4 heures, ce qui incite à réaliser chaque parcours proposé
en une séquence de 2 heures. Le professeur peut choisir d’effectuer
avec ses élèves les deux parcours ou un seul des deux.
Chaque proposition invite à s’interroger sur des problématiques
disciplinaires avec un regard plus spécifiquement EEDD.
Pour s’inscrire dans une réflexion EEDD, chaque parcours aborde
une problématique « environnement », une problématique
« économie » et une problématique « société
et culture ».

PARCOURS 1 :
le massif d’Eawy
 : espace ressource ou espace de loisirs ?

Les trois questions privilégiées
pour aborder cette problématique s’inscrivent dans chacun des volets
constitutifs du développement durable :

- la forêt est majoritairement
une futaie
de hêtres
(volet environnemental) ;
- elle a permis le développement d’activités industrielles
liées au bois (volet économique) ;
- elle est devenue un espace de loisirs pour les populations locales et celles
de l’agglomération rouennaise (volet social et culturel).

Seraient abordées
les notions suivantes :

- environnement, aménagement,
ressources
- acteurs spatiaux, paysages, mondialisation

La séquence peut
donner lieu à l’étude d’un dossier documentaire composé
des documents suivants :

- une photographie d’une
futaie
de hêtres

- des cartes sur l’accessibilité du massif et sur les transformations
des zones rurales environnantes (grandes
agglomérations
, principaux
axes de circulation
, espaces
ruraux sous influence urbaine

- un texte
sur l’évolution de la filière bois en Haute Normandie

- un texte extrait de la charte du massif présentant les orientations
choisies par l’ONF pour la gestion de la forêt d’Eawy

PARCOURS 2 :
la tempête de 1999 : une catastrophe pour la forêt française ?
 

Les trois questions privilégiées
pour aborder cette problématique s’inscrivent dans chacun des volets
constitutifs du développement durable :

- la tempête met
en lumière les difficultés de la filière bois (volet
économique)
- elle pose la question de la gestion des replantations et des chablis (volet
environnemental)
- elle s’inscrit dans une représentation de la « catastrophe »
et pose la question de son inscription dans le temps long, celui des forêts
et non des hommes (volet social et culturel)

Seraient abordées
les notions suivantes :

- environnement, aménagement,
ressources
- acteurs spatiaux, catastrophe

La séquence peut
donner lieu à l’étude d’un dossier documentaire permettant
d’aborder les thèmes suivants :

- l’implantation
et la diversité des massifs à l’échelle nationale
(carte de la sévérité
des dégâts ; graphique des parts de peuplement touchés ;
graphique des pourcentages des surfaces exposées à des vents
violents selon les peuplements
)
- les enjeux des destructions liées à la tempête (extrait
d’un article du journal Le Monde d’Ali HABIB, en date 14 décembre
2000
, une photographie
de forêt dévastée

- la mise en perspective chronologique (tableau des principales tempêtes
et chablis depuis 1900)
- la tempête : un
« plus » pour la diversité en forêt


4.POUR ALLER PLUS LOIN

BIBLIOGRAPHIE

  • PITTE Jean-Robert, Les Français dans leur environnement, Nathan, 1996, 384 p.
  • VEYRET Yvette, Géo-environnement, SEDES, 1999, 159 p
  • France, milieux et environnement, VEYRET Yvette, HUGONIE Gérard, Documentation photographique, N° 7027, Février 1995
  • VEYRET Yvette (dir) Le développement durable : approches plurielles, Hatier, 2005
  • ARNOULD Paul et CLEMENT Vincent « Forêts et développement durable, de l’impératif de la durabilité à la question contreversée des indicateurs » dans Historiens et Géographes n°387, juillet 2004, pp163-174
  • ARNOULD Paul Les nouvelles forêts françaises - Information Géographique – 1996
  • ARNOULD Paul, HOYTAT M., SIMON L. - Les forêts d’Europe - Nathan - Fac géographie , 1997
  • CORVOL Andrée (Dir) Tempêtes sur la forêt française XVIe-XXe siècle, l’Harmattan, 2005

QUELQUES
RESSOURCES INTERNET 

 

DOCUMENTS
ANNEXES

Les critères
du développement durable pour le milieu forestier


Tableau 1 : critères d’Helsinki 1993

H1

Conservation et
amélioration appropriée des ressources forestières
et de leur contribution aux cycles mondiaux de carbone

H2

Maintien de la santé
et de la vitalité des écosystèmes forestiers

H3

Maintien et encouragement
des fonctions de production des forêts (bois et hors bois)

H4

Maintien, conservation
et amélioration appropriée de la diversité biologique
dans les écosystèmes forestiers

H5

Maintien et amélioration
appropriée des fonctions de protection de la gestion des forêts

H6

Maintien des autres
bénéfices et conditions socio-économiques

ARNOULD Paul
et CLEMENT Vincent « Forêts et développement durable,
de l’impératif de la durabilité à la question controversée
des indicateurs » dans Historiens et Géographes n°387,
juillet 2004

Tableau
2 : les résolutions de Vienne 2003

V1

renforcer les synergies
favorables à la gestion forestière durable en Europe en
encourageant la coopération entre le secteur de la forêt
et les secteurs connexes ; un nouveau cadre a été
adopté pour la définition et la mise en œuvre des
programmes forestiers nationaux

V2

augmenter la viabilité
économique de la gestion forestière durable en Europe :
celle-ci repose sur le long terme sur une indispensable valorisation
économique des biens et des services fournis par la forêt

V3

préserver
et augmenter les dimensions sociale et culturelle de la gestion forestière
durable en Europe, et en particulier, préserver et valoriser
le patrimoine historique et culturel 

V4

conserver et améliorer
la diversité biologique des forêts en Europe, aussi bien
au niveau des espèces que des habitats ; optimiser la gestion
des zones protégées et éventuellement les étendre 

V5

changement climatique
et gestion forestière durable en Europe : souligne que les
efforts doivent porter principalement sur la réduction des émissions
de gaz à effet de serre, mais incite à augmenter la séquestration
du carbone des forêts en Europe

http://www.agriculture.gouv.fr


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