Vous êtes ici : Accueil > Enseigner au collège et au lycée > Histoire-Géographie : Lycée > Classes de Terminale > DES CONFERENCES D’HISTOIRE GEOGRAPHIE AU LYCEE
Publié : 11 décembre 2005

DES CONFERENCES D’HISTOIRE GEOGRAPHIE AU LYCEE

Une démarche pédagogique originale pour préparer au baccalauréat et à l’enseignement post-bac.

Une démarche pédagogique originale pour préparer au baccalauréat et à l’enseignement post-bac.
Présentation par l’équipe des professeurs d’histoire et géographie du lycée

Cette expérience s’est déroulée au Lycée Raymond Queneau d’Yvetot lors des années scolaires 2003/2004 et 2004/2005.

Niveau : Terminale

Constats : Les bons résultats au bac sont parfois ternis par les difficultés en première année post bac.
Les élèves du lycée sont studieux, très scolaires et confiants dans l’Institution. Peut-être trop encadrés, au risque de ne pas avoir assez d’autonomie face aux exigences du travail, ils ont des difficultés à s’intégrer dans des études post-bac.

Objectifs : Pour tenter de remédier à ces difficultés nous avons mis en place un dispositif où l’élève est confronté à une situation post bac d’autonomie : cours magistral à effectif important sans possibilité d’encadrement individualisé par le professeur.
Nous avons utilisé des compétences particulières (historien, géographe) et les centres d’intérêts des membres de l’équipe pédagogique.

Conditions préalables :
- alignement des heures de plusieurs classes de terminale.

- une grande salle équipée d’un vidéoprojecteur puissant et de micros.

- il est nécessaire de présenter aux élèves l’intérêt de l’expérience et sa mise en œuvre pour obtenir d’eux une attention soutenue pendant deux heures.

Déroulement  :

- intervention d’un professeur ou de deux professeurs sous forme de conférences, selon des modalités diverses : à une voix en deux ou trois heures / à deux voix en quatre heures.

- utilisation de transparents, de diapositives, d’extraits de films, de cartes : projection de documents qui illustrent le propos et qui font l’objet d’un commentaire. Présentation d’une bibliographie sur le sujet.

Thèmes abordés :

- La décolonisation asiatique et africaine : 3 heures, deux intervenants, 2 TL (50 élèves) A.M. CHENY - J.L. ROUSSEL

- Les enjeux européens après 1989 : 2 heures, une intervenante, 2 TL et 1 TES (75 élèves) A.M. CHENY

- L’Europe Rhénane : 2 heures, une intervenante, 2 TL et 1 TES (75 élèves), une intervenante A.MILES

- Les mémoires de la seconde guerre mondiale : 2 heures, 2 TL et 1 TES (75 élèves), un intervenant J.L. ROUSSEL

- Culture coloniale, propagande coloniale et organisation de l’Empire colonial français et britannique : 3 heures, 3 TS (80 élèves), un intervenant C.E. HARANG

Place des enseignants :
A la suite de la conférence, les autres enseignants, qui ont été consultés sur la démarche du conférencier, interviennent pendant le temps de questions-réponses, à la fois pour solliciter les élèves et enrichir la réflexion.

Les limites de cette expérience :

- les contraintes matérielles : il faut une certaine souplesse de la part de l’administration dans la réalisation des emplois du temps. Il s’agit donc d’un projet prévu dès le mois de juin. A noter que les contraintes d’emploi du temps n’ont pas permis, cette année, l’alignement de plus de deux classes.

- le cours « magistral » n’est pas si magistral : des documents ont été présentés et analysés par le conférencier et le débit oral a été adapté.

- il est trop tôt pour juger si l’objectif initial a été atteint ; il faut de plus concevoir des outils pour cette évaluation.

Les points positifs :

- le retour immédiat est positif pour les élèves, ils se sentent pris au sérieux et valorisés car projetés dans une perspective post bac.

- ces conférences constituent des temps forts pour les élèves, des repères. Ils prétendent se souvenir plus facilement des contenus scientifiques transmis. Cette méthode, nouvelle pour eux, est originale et donne à notre enseignement un caractère exceptionnel.

- les enseignants ont souhaité renouveler l’expérience cette année. Le travail en commun, le partage d’expériences, des savoirs et des méthodes, la valorisation des savoirs et des savoirs faire semblent être les motivations principales.

- cette démarche n’a pas provoqué de retard dans la progression des enseignants.


RTF - 9.7 ko

Cliquez sur l’icône pour télécharger le texte de cet article