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Publié : 18 septembre 2005

Blois 2003 : Quelle histoire pour l’Afrique ?

 

QUELLE HISTOIRE POUR L’AFRIQUE ?

 

Mme Coquery- Vitrovitch, Mme Lucette Valensi, M. Alessandro Trulzi, Mme Ibrahim Thioub.
Intervention de Mme Coquery- Vitrovitch.

La périodisation tacitement acceptée par tous (période pré-coloniale, coloniale, post- coloniale) est fausse. C’est un schéma très ancré entre tradition (instabilité) et modernité (colonisation, occidentalisation, modernisation).
La coupure est inexacte. L’histoire de l’Afrique est une des plus anciennes du monde. Elle remonte à 7000 ans av.JC, à une époque où le Sahara n’était pas la barrière qu’il est devenu.
Quels sont les repères à retenir ?
· L’expansion des peuples de langues bantou au premier millénaire av.JC jusqu’au 10ème siècle apr.JC avec le développement de l’agriculture, de la métallurgie du fer. De multiples langues dérivent du Bantou.
· Les contacts avec les arabes pré-musulmans et avec les Romains en Afrique du Nord ;
· L’arrivée d’abord partielle mais rapide de l’Islam en Afrique du Nord puis au IX et Xème siècle en Afrique de l’ouest par vagues successives variables et rapides. Elles se sont accentuées au Xxe siècle.
· L’Afrique devient centre du monde par le trafic négrier. L’Afrique est centrale dans le système économique. L’esclavage repose sur la notion de race (sens raciste du terme). Les thèses racistes du XIXe siècle cherchent à démontrer la hiérarchie des races. Les mentalités européennes se forgent des préjugés (« la bibliothèque coloniale »). Dans l’historiographie, les Africains sont considérés comme passifs. Les Européens ont découvert les Africains mais les Africains ont également découvert les étrangers.

Le deuxième point du débat repose sur la mobilité culturelle.
La connaissance de l’Afrique a fait des bonds dans le savoir depuis 20 ans ; l’histoire de l’Afrique est née avec les indépendances dans les années 60. L’oralité est reconnue (Marc Bloch l’avait déjà souligné en son temps pourtant). C’est une histoire plurielle : il faut parler « des Afriques » et elle ne peut se faire qu’en dialoguant, en utilisant des points de vue différents.

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