Vous êtes ici : Accueil > Ressources pour les enseignants > Se documenter > Ressources scientifiques > Les nationalismes contre le yougoslavisme
Publié : 12 septembre 2005

Les nationalismes contre le yougoslavisme

Conférence de Monsieur Paul Pasteur, maître de conférences à l’Université de Rouen

LES NATIONALISMES CONTRE LE YOUGOSLAVISME DU DÉBUT DU XIXème
SIÈCLE À LA FIN DU XXème SIÈCLE

 
Conférence de M. Paul Pasteur, maître de conférences à l’Université de Rouen

Sommaire

Paul Pasteur, Maître
de conférence à l’Université de Rouen spécialiste
de l’Auriche-Hongrie a proposé, le 9 janvier 2002, une conférence
sur le développement du yougoslavisme et des nationalismes.

  1. Bibliographie succincte.
  2. Les "frontières"
    visibles et invisibles entre les peuples.
  3. Les conditions
    de l’apparition de l’illyrisme et du yougoslavisme.
  4. L’essor des nationalismes
    en particulier croate et serbe.
  5. Le problème
    du nationalisme sous le régime de Tito.

1.
Bibliographie.

Le bilan historiographique
en français est assez maigre.

  • G. Castelan,
    Histoire des Balkans. Utile, mais ne répond plus tout
    à fait aux préoccupations historiographiques actuelles.
  • Thierry Maudri,
    Histoire de la Bosnie Herzégovine.
  • Sous la direction
    de Pierre Cabanesse, Histoire de l’adriatique. Problème
    de la transcription des noms de lieux, qui ne facilite pas la lecture
    de l’ouvrage.
  • André
    et jean Sellier, Atlas des peuples d’Europe Centrale.
  • Alain Guiste,
    Vie et mort de la Yougoslavie.

Les ouvrages en
langue anglaise sont plus nombreux, en particulier Ivo Banach : La question
nationale en Yougoslavie.
Pour les germanistes, des ouvrages ont été édités
les instituts d’Europe orientale de Munich et de Vienne, preuve d’un
intérêt plus grand des historiens allemands et autrichiens
sur ces questions.

 

2.
Les frontières visibles et invisibles entre les peuples.

La réalité
yougoslave ne date que de 1918. Le mot " yougoslave ", qui
signifie Slaves du Sud, recouvre une réalité humaine complexe
et enchevêtrée. Les " frontières " qui
les opposent sont à la fois naturelles, sociales, linguistiques.

  • Naturelles
     : en effet, la géographie de cette partie de l’Europe conduit
    à l’isolement des populations. Ainsi, les montagnes côtières
    isolent les populations côtières et celles de l’arrière-pays.
    Les cours d’eau marquent plus souvent des limites que des traits d’union.
  • Sociales
     : la population, en particulier les Serbes de l’ancien Empire austro-hongrois,
    était organisée en " zadruga ", sorte de famille
    élargie comparable à une organisation clanique. Cette
    organisation clanique s’est maintenue jusqu’à aujourd’hui et
    cette réalité n’est pas étrangère aux
    affrontements de ces dernières années.
  • La diversité
    des langues
     : trois langues principales coexistaient, le macédonien
    (le bulgare) érigé en langue en 1945, le slovène
    au nord, et le serbo-croate, résultat du travail de transcription
    d’un philologue et d’un publiciste au début du XIXe siècle.
    Cette dernière est la synthèse de trois dialectes dominants
    dans la région : un employé sur le littoral, le kaïkavien
    pour la région de Zagreb, enfin un dialecte parlé en
    Herzégovine le chtokavien. La codification de ces langues donnera
    la langue de l’espace yougoslave. Mais toutes les populations ne se
    reconnaissent pas dans cette langue : des différences d’accent,
    de vocabulaire constituent autant de moyens d’identification des Yougoslaves
    entre eux. Aujourd’hui trois langues officielles sont pratiquées
     : le serbe, le croate, le bosniaque.

Les confrontations
avec les autres peuples de la région
pour des questions
de territoires constituent une " frontière " visible.

  • La domination
    ottomane
     : la présence ottomane s’étend sur 4
    ou 5 siècles à partir de la fin du XIVe siècle.
    Elle se traduit par une islamisation de la noblesse, surtout bosniaque,
    et secondairement d’une partie de la noblesse serbe.
  • L’opposition
    avec les Hongrois
     :
    • Croates
      contre Hongrois
       : depuis 1102 "la Pacta conventa"
      unie le royaume de Croatie et le royaume de Hongrie avec une
      très large autonomie et un respect de l’identité
      croate. Au XVe siècle, les deux territoires passent sous
      la domination des Habsbourg. Durant la révolution de
      1848, alors que les libéraux hongrois (Kosssuth) obtiennent
      de Vienne la réunion d’une assemblée nationale
      à Pest, les Croates en profitent pour manifester leurs
      désir d’autonomie. Ils adressent leurs revendications
      à Vienne, qui leur reconnaît la possibilité
      de réunir la Diète de Zagreb. Les relations se
      détériorent rapidement, et les troupes croates
      combattent aux côtés des Autrichiens.
    • Serbes
      contre Hongrois
       : La poussée des Turcs au XVe siècle
      provoque la migration d’une partie de la population serbe dans
      l’Empire des Habsbourg et en particulier dans le royaume de
      Hongrie, où le phénomène du "magayaron"
      incite les élites serbes à s’assimiler aux Magyars
      (Hongrois) pour réussir.
  • L’opposition
    avec les Allemands
    . Elle touche surtout les Slovènes
    et les Croates ; leur position géographique les met au contact
    du déferlement du pangermanisme à la fin du XIXe et
    au début du XXe siècles.
  • L’opposition
    avec les Italiens
    . Elle se cristallise avec le port de Trieste
    (question de l’irrédentisme), port franc depuis le XVIIIe
    siècle. Les faubourgs et les campagnes environnantes sont
    peuplées de Slovènes, alors que le centre-ville et
    le port sont aux mains des Italiens. De plus, une communauté
    croate vient s’y installer, attirée par les emplois offerts
    par l’activité portuaire (Trieste, seul débouché
    maritime de l’empire des Habsbourg). Les relations entre les communautés
    sont tendues durant toute la période de la monarchie austro-hongroise.
    Le fascisme et le problème de la revendications des terres
    irrédentes (non rattachées à l’Italie) relancent
    la question. La ville, rattachée à l’Italie, subit
    une italianisation importante. En 1945, les partisans de Tito s’emparent
    de la ville. Le traité de Paris de 1947 instaure le territoire
    libre de Trieste sous protection de l’ONU avec deux zones administrées
    par les Anglo-Américains et la Yougoslavie. En 1954, avec
    l’accord de la Yougoslavie, la ville de Trieste fut rendue à
    l’Italie.
  • L’opposition
    avec les Grecs
    . La question de la Macédoine. Ces Slaves
    libérés en 1912 de la domination des Turcs font aussitôt
    l’objet de querelles entre la Serbie, la Bulgarie et la Grèce.
    L’Albanie revendique elle aussi sa portion de la Macédoine.
    Le territoire obtient avec Tito le statut de République autonome
    dans la constitution de 1946.
  • L’opposition
    avec les Albanais
    . L’Albanie indépendante depuis 1912
    revendique le Kosovo, peuplé majoritairement d’ Albanais
    mais qui est aussi le berceau de la nation serbe.
    Il faut évoquer également la présence des Tziganes,
    Arméniens et des Juifs qui servent souvent d’exutoires aux
    excès nationalistes.

Les confrontations
internes aux peuples slaves.

  • Les Slovènes
     : Ont connu assez peu de problèmes car cette population est
    bien individualisée sur le plan linguistique et historique.
  • Les Croates
     : La population est composée de trois ensembles (que l’on
    retrouve dans le domaine linguistique) : les Croates issus de Slavonie
    à l’est du territoire, les populations issues du royaume
    de Croatie ou Croatie de l’intérieur, enfin les Croates du
    littoral, c’est-à-dire de la côte dalmate. Ces trois
    composantes ont connu des destins plus ou moins liés suivants
    les époques, ce qui permet d’expliquer l’apparition de mouvements
    régionalistes à l’intérieur même de la
    Croatie indépendante ces dernières années,
    à quoi s’ajoutent des problèmes de cohabitation de
    minorités croates en Bosnie et en Voïvodine.
  • Les Serbes
     : La naissance de l’État serbe date de 1830 avec la fin de
    la domination turque. D’abord principauté, son indépendance
    complète est reconnue en 1878. Mais des Serbes vivent également
    en Bosnie, qui passe en 1878 (congrès de Berlin) de la domination
    ottomane à celle de l’empire austro-hongrois. On rencontre
    des populations serbes en Voïvodine, en Croatie (la Krajina
    nord de la Dalmatie). Il faut évoquer également les
    Serbes des confins militaires ; aux marges sud de l’empire austro-hongrois,
    ils constituent une " zone tampon " pour se protéger
    de la menace des Turcs ottomans. Les populations serbes (contins
    de Banat) bénéficiaient du statut de paysans-soldats
    assurant la protection de ces territoires.

Tous cespeuples
ont donc connu un brassage constant au cours de l’histoire, n’ont
jamais coïncidé avec un territoire précis ; sous
le régime de Tito, ils recevront le statut de " narod
" (nation).

D’autres "
frontières "
existent entre les peuples : frontières
religieuses entre chrétiens catholiques (les Croates) et orthodoxes
(les Serbes), et entre chrétiens et non-chrétiens, musulmans
(en Bosnie) et Juifs (dans la région de Sarajevo).

 

3.
L’illyrisme et le yougoslavisme.

  • L’illyrisme.

    Les guerres napoléoniennes sont au point de départ de
    l’illyrisme. Napoléon crée les provinces illyriennes,
    qui s’étendent de la Haute Carinthie à Raguse et qui vont
    subsister jusqu’en 1813. Elle ont pour capitale Ljubjana et sont placées
    sous l’autorité du maréchal Barmont puis du général
    Bertrand. Faisant référence à l’Illyrie antique,
    ces provinces regroupent des populations italiennes, slaves, croates
    et allemandes. L’administration française importe les lois et
    le code Napoléon, l’enseignement se fait en slovène. Cette
    présence française va provoquer des résistances
    des populations (en particulier contre l’enrôlement des jeunes
    dans la Grande Armée). Cette expérience va pourtant servir
    d’exemple : Ljudevit Gaj en 1830 fonde le mouvement culturel illyrien
    qui s’appuie sur l’idée que les Slaves du sud ont une culture
    et un destin communs. Il se base sur la définition de la nation
    (kultur nation). Des sociétés culturelles " matica
    " entreprennent la collecte des chants, contes, légendes,
    traditions folkloriques illyriennes, croates et serbes. Les mouvements
    de 1848 aboutissent à une reconnaissance de l’identité
    croate et serbe : les trois Croatie sont unifiées, et l’empire
    projette la création d’une entité commune aux Serbes et
    aux Croates. Il n’y a donc pas au milieu du XIXe siècle de nationalisme
    spécifique à chacun des deux peuples.

  • En 1860, l’historien
    Franjo Racki (!) et un évêque de Slavonie, Josip Strossmayer,
    publient une brochure intitulée yougoslavisme, qui développe
    l’idée d’une nation serbe et croate devant permettre la création
    d’un État commun. Strossmayer (évêque catholique)
    cherche en outre à rapprocher les Églises orthodoxe et
    catholique.

  • Cette idée
    du yougoslavisme resurgit au début du XXe siècle au sein
    de la jeunesse progressiste avec l’Union des peuples slaves. En même
    temps les idées de l’Internationale sociale-démocrate
    (marxiste) se développent au sein du mouvement ouvrier.

  • En Serbie (dont
    l’indépendance complète est reconnue en 1878), les partisans
    du parti libéral serbe publient en 1869 un programme prévoyant
    l’unification des Slaves du sud dans le cadre de l’empire des Habsbourg.


  • La Première
    Guerre mondiale constitue un bouleversement considérable, avec
    l’effondrement des empires centraux (l’Autriche-Hongrie dépose
    les armes le 3 novembre 1918). La déclaration de Corfou, où
    s’était réfugiée l’armée serbe, signée
    le 20 juillet 1917, préfigure le nouvel État. Le comité
    national de Zagreb (croate) se rallie à cette déclaration
    et met fin à l’union personnelle de la Croatie avec la Hongrie.
    Le 1er décembre 1918, proclamation du royaume des Serbes, Croates
    et des Slovènes (le royaume S.H.S. !), qui prendra le nom de
    Yougoslavie en 1929. La mise en place du nouvel État est difficile.
    Il se heurte à l’extérieur aux revendications italiennes
    des terres irrédentes ; à l’intérieur, le centralisme
    serbe suscite l’hostilité des Croates. De plus, il faut compter
    avec une force nouvelle, le parti communiste yougoslave, dans lequel
    milite Josip Broz (Tito), interdit en 1920, qui applique dans la clandestinité
    les consignes de la IIIe Intemationale (le Komintem, créé
    en 1919). Le parti mène une action considérable dans la
    résistance contre l’occupation allemande et les oustachis croates
    durant la Seconde Guerre mondiale. En 1945, devenu dirigeant, Tito reprend
    les idées du yougoslavisme dans la constitution de 1948 qui tente
    de mettre fin aux querelles en accordant l’égalité entre
    les peuples et la reconnaissance des minorités nationales, le
    parti communiste assurant la cohésion de l’ensemble. La constitution
    de 1974 renforce encore les pouvoirs régionaux.

 

4. Les nationalismes.

Parallèlement
au yougoslavisme, les nationalismes, en particulier serbe et croate,
s’affirment dans d’autres courants politiques.

  • Chez les Croates.
    Plusieurs partis émergent :
    • Le parti national
      fondé par Ante Starcevic et Eugen kvaternick, très
      int1uencé par les idées de la révolution française
      et de Mazzini (1805 ou 1808 - 1872, patriote et révolutionnaire
      italien partisan de l’unification de l’Italie par la république).
    • Le parti du
      droit, faisant référence au royaume croate médiéval
      des Xe - XIe siècles. Ces deux partis militent pour l’union
      de tous les Croates et pour l’indépendance par rapport à
      l’Autriche-Hongrie. Ils s’appuient sur les paysans et la bourgeoisie,

      considérés comme les seuls véritables porteurs
      de la nation croate, contrairement à la noblesse accusée
      de s’entendre avec la Hongrie. Ces partis subsistent jusqu’en 1914.

    • Le parti populaire
      paysan croate, créé en 1904 par les frères
      Radic, qui va reprendre le flambeau nationaliste. Stjepan Radic
      est emprisonné en 1925, puis assassiné en plein parlement
      par un député monténégrin en juin 1928.
      Ce qui va radicaliser le nationalisme croate avec le mouvement fasciste
      des oustachis d’Ante Pavelic (qui va organiser l’assassinat du roi
      de Yougoslavie Alexandre Ier à Marseille en 1934).

  • Chez les Serbes.
    • Dans l’empire
      autro-hongrois, le parti national en 1882 réclame la reconnaissance
      des droits des Serbes vivant hors du royaume de Serbie, en particulier
      dans les populations serbes des confins militaires du royaume de
      Hongrie.
    • Dans le royaume
      de Serbie, le parti radical de Nikola Pasic s’appuie sur les paysans
      garants de la culture serbe et défend l’idée d’une
      grande Serbie. Il va marquer la vie politique pendant une quarantaine
      d’années.
    • Dans les premières
      années du royaume S.H.S., la situation est très tendue
      entre les deux courants nationalistes : le Croate Stjepan Radic
      est emprisonné en 1925, puis assassiné en plein parlement
      par un député monténégrin en juin 1928.
      En 1929, le roi de Serbie dissout le parlement et annule la constitution
      de 1920, remplacée par la constitution du " Vidovdan
      " qui établit une véritable dictature, qui va
      exaspérer le nationalisme croate (cf. assassinat du roi en
      1934). Durant la Seconde Guerre mondiale, l’affrontement va se poursuivre
      entre oustachis et tchetniks. C’est Tito qui en tire profit.

     

5. La réapparition
du nationalisme durant le régime communiste de Tito.


Tito va tenter d’atténuer les antagonismes nationalistes en favorisant
les idées du yougoslavisme, adaptées, bien sûr,
à la " sauce communiste ", dans les constitutions de
1948 (date de la rupture avec Staline) et de 1974 ; adoption du principe
de nation " narod ", ou peuple au sens ethnico-culturel, librement
choisie dans la nomenclature des nations constituantes dotées
du droit d’autodétermination. On était donc à la
fois yougoslave et serbe, et croate, etc. Mais plus d’un million de
personnes se sont déclarées " yougoslaves "
au sens national en 1981. Cependant, les " frontières invisibles
" entre les communautés se maintiennent. Ainsi, par tradition,
les Serbes sont plus nombreux dans l’armée et occupent également
des postes importants dans les structures du parti, dans les différentes
Républiques ou au niveau fédéral.

  • Le " Printemps
    croate de 1971 " constitue un accroc de taille dans la volonté
    fédératrice de Tito. Cette manifestation d’intellectuels
    croates réclame une reconnaissance plus affirmée de
    l’identité croate, en particulier dans le domaine linguistique.
    Elle se traduit par la création d’une " matica ",
    société savante qui s’intéresse aux traditions
    culturelles et dont les membres passent rapidement de 2 000 à
    plus de 40 000 membres. Cette renaissance nationaliste s’affirme également
    au sein du P .C. croate.
  • Le développement
    du nationalisme s’affirme également chez les Serbes, qui ont
    le sentiment que leurs prérogatives et leur place dans la République
    de Yougoslavie sont menacées. D’autre part, la présence
    des non-Serbes présents dans la République de Serbie
    alimente les vieux réflexes xénophobes. Le contexte
    économique a encore contribué à aggraver les
    tensions : déséquilibres de développement à
    l’intérieur, effets de la crise économique des années
    70 et 80. Beaucoup d’apparatchiks du P .C. sont passés du communisme
    au nationalisme. La manifestation organisée par Milosevic à
    Belgrade le 28 juin 1989 (date symbole du nationalisme serbe), qui
    réunit près d’un million de personnes, constitue une
    provocation qui n’est pas étrangère au déclenchement
    de la crise yougoslave des années 90.


Conclusion

Coexistence des
deux phénomènes du yougoslavisme et des nationalismes.
Il semble que, dans l’histoire des peuples, une phase nationale soit
indispensable, mais il faut évidemment distinguer le sentiment
national du nationalisme. Enfin, on constate une permanence sur au moins
2 siècles du discours national fondé sur l’idée
du sol mythique. Pour finir il faut rappeler qu’on distingue trois "
Yougoslavie ". La première (qui prit ce nom en 1929), dans
l’entre-deux-guerres, dominée par la monarchie serbe ; la deuxième,
fédérative et socialiste, sur laquelle régna Tito
jusqu’à sa mort en 1980, prit fin en 1991 avec les sécessions
de la Slovénie et de la Croatie, suivies des déclarations
d’indépendance de la Macédoine et de la Bosnie-Herzégovine.
La Serbie et le Monténégro ont alors proclamé la
République fédérative yougoslave, la troisième
Yougoslavie.

Téléchargez  !


Vous
pouvez télécharger cette conférence aux formats suivants :

Note technique : Tous
les fichiers sont compressés au format zip pour optimiser votre temps
de connexion. Vous pouvez décompresser ces fichiers à l’aide
de n’importe quel utilitaire de compression/décompression.

Les fichiers PDF sont lisibles à l’aide d’Acrobat Reader. Si cet utilitaire n’est pas installé sur votre ordinateur, vous pouvez le télécharger sur le site web d’Adobe (toutes plate-formes)  :